Quinze mois de toi

Oh joli mois d’Octobre. Ce mois représente désormais celui où j’ai appris, il y a 2 ans, que j’étais enceinte. Dans quelques jours, nous fêterons (déjà!) les quinze mois de notre jolie bébé.

Et déjà fusent les premières questions sur un deuxième bébé. Que leur répondre?

Qu’hier encore, je sentais ton corps chaud et humide sur ma poitrine pour la première fois, et il n’existe pas dans ma mémoire un moment plus beau et pur que celui-ci. Qu’hier encore j’ai découvert ce qu’était aimer. C’est cliché, mais il n’y a pas d’autres vérités. Aimer envers et contre tout. Aimer inconditionnellement. Il y a t’il de la place pour un autre amour si fort?

Que c’est seulement hier que nous sommes devenus une famille. Je me souviens avoir puisé la force pour te mettre au monde dans le regard de ton père. Je me souviens de sa main qui serrait fort la mienne, pendant que l’autre me tenait la nuque pour m’aider du mieux qu’il pouvait. Je me souviens de son émotion intense lorsque tu as poussé ton premier cri, lorsque nous t’avons vu pour la première fois. Je me souviens de la chaleur des larmes sur nos visages. Et de ton regard plongé dans mes yeux.

Que c’est durant ces quinze mois que nous avons recomposé notre famille, trouvé notre équilibre ensemble. Tu es arrivée au monde en bouleversant notre équilibre, et nous avons appris à en créer un nouveau ensemble, et pour rien au monde on ne reviendrait à notre vie d’avant.

Que j’ai peur de n’aimer aucun bébé comme je t’aime. Que j’ai peur de bousculer notre équilibre. Que je n’ai pas envie de consacrer mon temps à quelqu’un d’autre qu’à toi. Que j’ai peur de vous comparer, de te délaisser, de te voir me rejeter car j’aurais mis au monde un autre bébé.

Et surtout, que j’ai envie de profiter de toi, à fond. de toi seule, uniquement. D’emmagasiner le plus de souvenirs possibles de nous trois. Que j’ai envie de figer le temps, car il semble filer à toute allure depuis ta naissance. Que je chéris chaque minute passée à te voir progresser. Nous ne vivrons plus jamais de première fois à 3. Alors toutes ces premières fois, je veux en profiter au maximum. Je veux être ta maman pour toi seule encore un peu plus longtemps.

Mais aussi que j’ai peur de cette prochaine grossesse. Peur d’être alitée, d’être hospitalisée et donc que tu vives loin de moi plein de jolis moments. J’ai peur de passer à côté de toi pour permettre à cette nouvelle vie de prendre racine et de grandir le plus longtemps possible. Peur d’un bébé RGO, de voir à nouveau un petit être souffrir et se tortiller, ne plus s’alimenter en étant incapable de l’aider.

La peur se transforme petit à petit en envie, qui grandit de jour en jour, à l’idée de connaître à nouveau le bonheur d’une nouvelle vie, d’une nouvelle rencontre. A l’idée de t’imaginer en grande soeur. Je sais que mes inquiétudes s’envoleront en un regard avec notre prochain bébé. Je sais que tu seras une formidable grande soeur. Je sais que nous traverserons à nouveau une phase d’ajustement et qu’en regardant en arrière, on ne se souviendra pas comment était la vie avant nous quatre.

Alors, pour leur répondre, ce deuxième bébé viendra quand nous nous sentirons de lui offrir une belle place dans notre famille et que la vie décidera qu’il est temps. En attendant, mon bébé a quinze mois et c’est tout ce qui compte.

Happy 15 months mon amour.

Diane

 

 

2 réflexions sur “Quinze mois de toi

  1. Marlène dit :

    Magnifique « lettre » à Louise… ici la question d’un second enfant se pose sans vraiment se poser… Nous avons 38 et 39 ans et allons fêter les 2 ans de Léna en novembre après l’avoir attendue 3 ans et demi. J’ai le même cheminement que vous sauf que nous « arrêterons » là. Bonne continuation à vous et bonne soirée 😊

    • diane dit :

      Merci beaucoup Marlène 🙂 Chacun fait comme il le ressent et il n’y a aucun modèle à suivre alors je vous souhaite beaucoup de bonheur à 3 <3 belle journée!

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