Lettre pour tes 18 mois

Et déjà sonne l’heure de tes 18 mois. Un an et demi.

C’était hier, il me semble, que je te sentais pour la dernière fois au creux de mon ventre. Hier que je te sentais quelques secondes après, ton coeur contre le mien.

Et pourtant, je le vois, ce temps qui défile, ce voleurs d’enfants.

Plus les jours passent, plus je suis émerveillée par tes progrès.

Mon bébé a progressivement laissé place à une petite fille pleine de vie. Je ne sais même pas à quel moment tu as grandit autant. J’ai pourtant veillé à bien regarder, je t’assure. Mais je ne suis pas nostalgique du temps qui passe, bien qu’il semble filer depuis ta naissance. Je le suis reconnaissante de chaque jour qu’il nous donne, car il me permets de te voir évoluer, apprenant quotidiennement quelque chose de nouveau sur toi. Tu comprends parfaitement tout ce qu’on te dit, tu sais aller chercher un objet en particulier lorsque l’on te demande, tu commences à parler, tu dis des « coucou » qui font fondre mon coeur en mille morceaux d’amour, et des « non » qui nous font mourir de rire (on risque de ne bientôt plus en rire, mais tu le dis avec une telle moue).  Tu adores nous faire rire, et je dois t’avouer qu’on est tes plus grands fans. Bref, je pourrais t’énumérer tous ces petits « trucs » que l’on adore chez toi, mais je doute que ça t’intéressera le jour où tu liras cette lettre. Ne retiens qu’une chose, je suis fière de toi ma fille, de chaque rire, de chaque pas, de chaque larme, de chaque étape de ta vie. Je suis fière de la personne que tu es, aussi innocente qu’intelligente, indépendante que douce.

Plus les jours passent, plus je saisis la chance immense de t’avoir comme fille. Cette chance de pouvoir te serrer tous les matins contre moi, sentir la chaleur de ta nuque et t’embrasser sur les joues puis dans le cou. Cette chance de pouvoir te donner ton biberon dans notre lit, alors qu’on est tous les trois encore bien au chaud sous la couette. Cette chance de pouvoir profiter de nos mercredis à deux . Cette chance de pouvoir observer votre rituel du soir avec ton papa, quand tu éclates de rire lorsqu’il te couche après t’avoir lu une histoire, car il lance tes tétines dans ton lit, une dizaine de fois en exagérant pour entendre ce si doux son. Simplement cette chance de pouvoir profiter de ces instants si normaux, si anodins. Ces instants que des milliers de familles vivent tous les jours sans en saisir toujours la fugacité, perdues dans le rythme effréné du quotidien.

Ce soir, je réalise encore plus ma chance que tous les autres jours. Car ce matin, j’ai lu qu’une petite Louise de 9 mois grandira sans sa maman partie trop tôt rejoindre les étoiles. Elle avait une petite Louise comme toi, et 27 ans, presque comme moi. La vie devant elle. Alors, il ne faut pas perdre de temps et profiter de chaque moment. Ne pas se perdre dans le tourbillon du quotidien qui nous fait parfois oublier l’essentiel. Si un jour tu te perds dans ce quotidien, penses à ta chance, à notre chance. Et si un jour tu as de la peine, n’oublies jamais que je t’aime.

Merci pour ces 18 mois que tu m’as offert, ils sont les plus beaux de ma vie car c’est grâce à toi que je regarde la vie avec ce nouveau regard et que j’en profite chaque jour.

Ta maman,

Crédits photo de couverture : Albane de Marnhac 

 

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