Et si on (dé) connectait?

Et si on passait à côté de l’essentiel?

Cela fait un moment que je me pose cette question, notamment lorsque je regarde autour de moi et que je vois les gens rivés sur leur téléphone. Trop occupés à regarder ce qu’il se passe virtuellement dans la vie des autres pour pouvoir observer ce qu’il se passe réellement autour d’eux. Ils ne peuvent pas profiter de l’instant présent, prendre le temps d’observer des scènes de vie si anodines mais pourtant si agréables à regarder.

Ils, c’est vous, c’est eux, c’est moi.

C’est cette femme au restaurant qui n’écoute pas son mari lui raconter sa journée, mais qui se demande comment cette blogueuse réussit pour tout concilier .Comment tout peut lui réussir? Le succès personnel et professionnel, la beauté, le corps de rêve, son métier concilié à celui de blogueuse, mais aussi celui de maman. Sans oublier ses activités, les sorties, les restos. Et elle qui arrive à peine à trouver le temps d’aller se faire les ongles une fois par mois. Elle qui baille à peine le dessert arrivé pendant les diners chez les copains, épuisée par le rythme effréné du travail et des réveils nocturnes de ces deux petits loups.

C’est cette maman qui, pendant que son enfant joue tranquillement dans sa chambre, poste une photo de lui dans la merveilleuse barboteuse dont elle rêvait depuis plusieurs mois, à force de l’avoir vu sur les profils Instagram de ces mamans qui l’a font rêver. A bien y réfléchir, elle est satisfaite. Elle a pu lui offrir tout ce qu’elle souhaitait, elle aussi. Les jouets, la poussette, les vêtements des petites créatrices du Kids etc, et même les couches. Et tant pis si pour cela il a fallu faire des sacrifices.

Cette femme, cette maman, ce n’est pas complètement vous, ce n’est pas tout à fait moi.

Mais, bien souvent, il m’est arrivé de ne pas profiter de ma fille qui jouait dans sa chambre pour répondre à des messages sur Instagram. Quelque fois, j’ai souhaité, et acheté, cette robe canon pour Louise que j’avais vu sur tant de profils Instagram. Trop souvent, j’ai posté des photos de mes plats ou répondu à un commentaire au resto pendant que mon mari me racontait quelque chose. Alors, fort de ce constat, j’ai appris à déconnecter. A profiter de l’instant présent. A apprendre qu’il y un temps pour les réseaux et un temps pour nous.

Prendre le temps de deconnecter

Alors désormais, je déconnecte. Au début, cela fut un véritable effort. J’ai mis en place au fil du temps des petites « astuces » pour profiter de ma vie de famille et de ma vie de « blogueuse ».

  1. Un soir sans portable par semaine!

… sans réseaux sociaux, sans whatsapp, sans mails… Cela commence à l’instant où je récupère Louise à 18h jusqu’au lendemain matin. On ne se rend pas compte à quel point on est accros, aussi bien aux réseaux qu’aux discussions avec nos copines. Mais je réalise désormais que cette soirée est généralement la meilleure de la semaine et que je l’attends avec impatience. Cela nous permet à tous de profiter les uns des autres, entièrement. Je laisse mon portable en mode ne pas déranger, ainsi mes proches peuvent me joindre en cas de besoin!

En plus du soir sans portable, on a mis aussi en place, depuis la naissance de Louise, un soir par semaine/ un tous les quinze jours au restaurant en amoureux. Et là aussi, le portable n’est pas le bienvenu (même si j’avoue le regarder entre deux plats pour vérifier que la baby sit ne m’a pas envoyé de message!)

2. retrouver un rythme sain

Avant, mon premier réflexe avant de me lever et d’éteindre mon réveil était de faire un tour sur mes différents comptes, répondre aux messages reçus, regarder les news. Et le même « rituel » se produisait le soir. Et en y réfléchissant, ce n’est ni sain, ni épanouissant, ni réellement intéressant de commencer et terminer une journée  de cette manière. Désormais, le matin j’allume mon portable une fois ma douche prise et mon thé avalé. Dans la journée, je privilégie les moments où je suis seule, lors de ma pause déjeuner, dans la salle d’attente d’un rendez-vous, dans les transports, ou lorsque Louise est couchée. Et le soir, je termine ma journée en lisant quelques pages d’un livre.

3. Profiter de l’instant présent… et partager plus tard!

Depuis que Louise est dans nos vies, j’ai remarqué que j’avais quasiment tout le temps mon téléphone en main, à l’affût du moindre progrès, du moindre moment que je souhaitais immortaliser en photos ou en vidéos. Je partageais quasiment instantanément ces moments sur mon compte Instagram, surtout depuis l’arrivée des stories.  Je vivais ces moments à travers mon téléphone, à travers vous, sans profiter, au final, à 100% de l’instant présent.

Mon téléphone est remplie de milliers de vidéos, de rires, de sourires, de tenues, de premiers pas, de premiers mots. Et je ne souhaite pas que cela change. Car grâce à cela, ces souvenirs resteront gravés, quand bien même ma mémoire pourrait oublier les dates, altérer les souvenirs. Mais, j’essaye de le faire moins. Pour elle. Parce que ce qui compte à ses yeux, c’est de voir la fierté, l’amour, le bonheur, dans les yeux de sa maman, au moment où elle le souhaite. Pas une fois que j’ai fini ma vidéo. Encore moins une fois que je l’ai partagé sur internet ou à mes proches.

Et j’utilise aussi bien plus mon appareil photo, pour privilégier la qualité à la quantité.

Deconnecter pour mieux profiter

Au final, déconnecter a du bon. On profite de l’instant présent. Je réserve un temps à mon partage sur les réseaux, à l’échange avec les mamans, aux rédactions de mes billets et j’apprécie ces moments sans avoir l’impression d’avoir raté quelque chose. Car ce que je raterais se déroule devant moi, à la maison, quand ma fille éclate de rire, ou quand mon mari me raconte sa journée en rentrant du travail.

Je ne pourrais pas déconnecter totalement, parce que je me suis attachée à vos vies, à vos enfants, à vos aventures, à vos projets. Parce que l’envie de partager est toujours là. Parce que j’adore nos échanges, vos témoignages. Parce que je trouve toujours une ressource inépuisable de conseils bienveillants et de bons plans.

En 2018, je me connecterais moins mais mieux. Je ne passerais pas des heures à faire défiler des photos sur mon feed, mais je me tiendrais informée auprès des mamans qui me tiennent à coeur, tout en continuant à être à l’affut de nouveaux comptes, des nouveaux plans. Je posterais certainement tout autant, en moyenne une fois par semaine/ une fois toutes les deux semaines, si j’ai des choses à dire. Et je profiterais de ma soirée sans téléphone sans stress, et de chaque moment que la vie me donne de vivre sans parasites.

Et vous cela vous parle? Vous comptez déconnecter cette année?

Je vous souhaite une très belle année 2018 en espérant que vous continuerez à être présentes ici.

Diane

 

 

2 réflexions sur “Et si on (dé) connectait?

  1. Emeline dit :

    Bravo Diane pour cet article. Je suis tout à fait d’accord! J’ai mis en place pas mal de chose et je me dis qu’en le mieux serait de tout ferme. Et quelque chose me maintient certainement ce certainement jeune fille elle de devenir blogueuse. Mais j’essai de poster intelligemment. Et je me suis forcée pendant plusieurs semaines à n’en venir nulle part. Je me sens aujourd’hui « désintoxiquer » même si je sens que rebasculer de l´aitrz cote est vite arrivé. Le même ressenti de vouloir des godes hors de prix pour les enfants alors qu’ils ont juste besoin d’amour, qu’ils se foutent de ces jouets bois à la mode ou de leur blouse vu re vu car l’an vie en body c’est bien plus sympathique. Et au final c’est fou le temps que l’on retrouve, le plaisir de faire des chose, de vivre tout simplement.j’ai l’impression que si je ferme tout j’en ne serais plus en phase avec le monde mais si au final la plus belle preuve de rébellion envers cette société serait de revenir à un vieux Samsung?! Comme tu le dis et m’en dis mon conjoint pour vivre heureux vivons cachés et pour nous sans avoir besoins e prouver aux autres nos réussites ou échecs. Je t’zmbrasse

  2. MamanDe4 dit :

    Beaucoup de bon sens et d’idees à prendre dans ton article.
    On ne se rend pas compte a’ quel point on devient dépendant de notre téléphone et quel exemple on va donner à nos enfants !!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *